La justice pénale internationale se régionalise. La Francophonie partage un système juridique efficace concrétisé par plusieurs juridictions internationalisées. Créée en 2024, l’AMIF associe tous les juristes francophones pour contribuer à la défense de l’état de droit. Elle développe son activité selon plusieurs axes.
Actualité
Cambodge : atelier « Mesures alternatives à l’emprisonnement »
A la demande du Bureau du Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme au Cambodge, l’Association des Magistrats Internationaux Francophones a organisé une séance de travail avec les membres de la Commission d’application des peines cambodgienne, le 18 juin 2025.
L’objet de cet atelier portait sur les mesures alternatives à l’emprisonnement au Cambodge. Organisée par l’AMIF, l’intervention a été assurée par Mme Camille-Julia Guillermet, Vice-présidente chargée de l’application des peines au Tribunal judiciaire de Marseille.
Elle a ensuite donné lieu à des échanges avec l’assistance que des échanges documentaires ont consolidés.
Les membres d'honneur
Bruno COTTE
Bruno Cotte est devenu magistrat à l’administration centrale du ministère de la Justice en 1970. Il a occupé plusieurs postes importants, notamment chef de cabinet du directeur des affaires criminelles et des grâces , substitut au parquet de Lyon, et chef du bureau de l’action publique à la direction des affaires criminelles et des grâces.
De 1984 à 1990, il a été directeur des affaires criminelles et des grâces. Il a été, entre 1990 et 1995, procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris. Il a ensuite exercé les fonctions d’avocat général de la Cour de cassation puis, à partir de 2000, de président de la chambre criminelle.
En 2007, Bruno Cotte a été élu juge à la Cour pénale internationale. Il a été président de chambre de première instance jusqu’en juin 2014. Il a été chargé en particulier des affaires Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui (république démocratique du Congo).
Depuis sa retraite en 2014 , il reste actif. Il a notamment participé à la commission consultative pour les candidats juges à la Cour pénale internationale (2016-2021) et il est membre de l’Académie des sciences morales et politiques.
Catherine Marchi-Uhel
Mme Marchi-Uhel a été nommée par le Secrétaire général des Nations Unies Médiatrice auprès du Comité des sanctions de l’EIIL (Da’esh) et d’Al-Qaïda en juillet 2015, puis Cheffe du Mécanisme international, impartial et indépendant pour la Syrie en Juillet 2017. Elle a occupé ce dernier poste jusqu’en avril 2024.
Elle a précédemment occupé le poste de chef de chambre au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY). De juillet 2014 à avril 2015, Mme Marchi-Uhel a été détachée à la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) en tant que Directrice principale de l’État de droit, conseillant le représentant spécial du Secrétaire général et le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général à l’État de droit sur les questions de justice et de sécurité.
Mme Marchi-Uhel a également été juge internationale de la Chambre préliminaire des Chambres extraordinaires au sein des tribunaux du Cambodge (CETC) et a été juriste hors classe à la Chambre d’appel du TPIY. En outre, elle a été juge internationale de réserve de la Chambre de la Cour suprême des CETC et juge internationale auprès de la Mission des Nations Unies au Kosovo.
Mme Marchi-Uhel a également travaillé au ministère français des Affaires étrangères, à la Division des affaires juridiques, à la Section des droits de l’homme et a commencé sa carrière comme Juge des enfants au tribunal de grande instance de Coutances. Mme Marchi-Uhel a étudié le droit à l’Université de Caen Basse-Normandie et à l’Université Paris I – Panthéon Sorbonne.